Energie renouvelable

2019 démarre à un niveau record avec 70% des ajouts nets de capacité de production d’électricité mondiale attribués aux énergies renouvelables. Selon le Rapport sur l’état de la planète (GSR) 2018 de REN21 :

  • Un cinquième de la consommation mondiale d’énergie provient des énergies renouvelables.
  • La capacité mondiale de production d’énergie renouvelable pourrait fournir environ 26 % de l’électricité mondiale.
  • 55 % des nouvelles installations d’énergie renouvelable étaient des installations solaires photovoltaïques (PV) et celles-ci représentaient plus que les ajouts combinés de combustibles fossiles et nucléaires en 2017.

Les combustibles fossiles contribuent encore à la majeure partie de la consommation finale totale d’énergie dans le monde (TFEC), mais la révolution des énergies renouvelables est réelle et les leaders du monde des affaires et de la technologie sont à bord. Microsoft, Intel, Apple et Google sont tous à 100% d’énergie renouvelable, grâce à la production sur site et l’achat d’énergie verte et le RE100 liste d’autres entreprises qui se sont engagées à suivre. Le marché mondial des énergies renouvelables devrait atteindre 777,3 milliards d’euros en valeur d’ici 2019, en partie grâce aux incitations climatiques internationales

Pour atteindre les objectifs mondiaux fixés par l’accord de Paris, il est nécessaire d’investir massivement dans des investissements à faible émission de carbone. La revue scientifique Nature a même publié un article sur le fossé actuel en matière d’investissement. Avec les prix du solaire et de l’éolien à des niveaux historiquement bas et l’envolée prévue de la valeur marchande, les énergies renouvelables sont une région très attrayante pour les investissements. La question est de savoir où les investissements et les objectifs mondiaux prendront les énergies renouvelables en 2018 ?

Voici les principales tendances en matière d’énergies renouvelables qui auront un impact sur le monde au cours de l’année à venir.

Stockage d’énergie

Mark Jacobson, directeur du programme atmosphère et énergie de Stanford, prévoit que le monde atteindra le statut d’énergie 100% renouvelable d’ici 2050, fonctionnant au vent, au soleil et à l’eau. Toutefois, pour que l’énergie renouvelable devienne une source d’énergie fiable et réaliste, il faut surmonter l’intermittence. La réponse est dans le stockage de l’énergie !

Depuis des années, l’accent est mis sur la façon de créer de l’énergie verte par la conversion ; il s’agit maintenant de savoir comment la stocker. Le stockage à haute capacité est la clé pour rendre l’énergie renouvelable comparable aux services publics à base de combustibles fossiles qui sont intégrés dans l’empreinte mondiale actuelle du TFEC.

En 2017, un brillant exploit scientifique et technique d’Elon Musk et de sa société Tesla a vu la conception et l’installation de la plus grande batterie lithium-ion du monde, la Hornsdale Power Reserve, en Australie du Sud. La batterie de 100 mégawatts a été construite en 100 jours dans le but de soulager le fameux problème de panne de courant du pays. La batterie a une réponse impressionnante de 0,14 seconde et stocke l’énergie d’un parc éolien géré par la société française Neoen.

Aux États-Unis, le marché du stockage de l’énergie devrait représenter plus de 3 milliards d’euros d’ici 2022, selon une étude du GTM publiée par l’Energy States Alliance (CESA). Cela équivaut à 2 533 mégawatts de stockage d’énergie qui devront être déployés, dont la moitié pour les systèmes de stockage derrière le compteur.

Avec la baisse du coût des technologies de stockage telles que les batteries lithium-ion et les batteries à décharge et la demande de véhicules électriques, d’avions et de grandes entreprises qui utilisent des sources 100% renouvelables dans le monde entier, on s’attend à une croissance exponentielle de la recherche, des connaissances et du déploiement du stockage de l’énergie tout au long de 2018.

Micro-réseaux intelligents

Des entreprises font des micro-réseaux une option commercialement viable en Afrique, en Asie et en Amérique latine, où les services publics nationaux ne sont pas suffisamment étendus. La mise en place de micro-réseaux dans les zones hors réseau réduit les coûts et permet à toute région éloignée d’être alimentée en électricité à partir de l’énergie solaire, éolienne et d’autres sources d’énergie renouvelable ; en utilisant la localité et le climat.

Tendance énergie
 
Une révolution énergétique exige une façon révolutionnée de distribuer l’énergie. La décentralisation à partir du modèle type génération-transmission-distribution (GTD), qui intègre le traitement intelligent des données et l’acquisition de données quantitatives en temps quasi réel, via l’Internet des objets (IoT), permet au consommateur de reprendre le contrôle. La petite échelle et l’autonomie de ces réseaux, associées à la capacité de l’IdO, offrent une polyvalence unique. Les micro-réseaux peuvent être adaptés aux exigences environnementales de la région locale et aux besoins des clients ; les modèles GTD traditionnels sont inférieurs à.

L’ère de l’industrie 4.0 verra les réseaux intelligents remplacer à terme le modèle GTD actuel dans les villes construites, mais les micro-réseaux ne devraient pas être négligés. Avec la baisse rapide du prix de l’éolien et du solaire, 2018 verra une augmentation constante du déploiement mondial des micro-réseaux, alimentés par des sources renouvelables.

Véhicules électriques

La campagne vise à porter la part de marché des véhicules électriques (VE) à 30% d’ici 2030. Actuellement, le secteur des transports représente un tiers du TFEC, selon le GSR de REN21, dont 3,1% provient des énergies renouvelables et seulement 1,3% de l’électricité. Bien qu’il reste encore du chemin à parcourir, la demande augmente et des entreprises comme Tesla, BMW, Nissan et Chevrolet travaillent d’arrache-pied pour y répondre.

Au premier trimestre 2018, 312 400 véhicules électriques rechargeables et véhicules légers ont été vendus dans le monde, soit 59 % de plus qu’en 2017. Rien qu’en Chine, les ventes de VE ont augmenté de 142 % en 2018. L’augmentation de la demande a fait baisser les coûts actuels des batteries au lithium-ion et a poussé de nombreux fournisseurs d’énergie, comme BP, à investir dans des bornes de chargement électriques. Ces investissements serviront à mettre en place les réseaux d’infrastructures de charge nécessaires pour développer les VE.

L’un des principaux défis techniques consiste à fabriquer une voiture abordable avec une autonomie kilométrique élevée par charge, et c’est ce à quoi répond le développement des batteries à semi-conducteurs (SSB). Les SSB offrent une plus grande capacité dans une architecture plus petite, améliorant de 2 à 3 fois la portée des VE obtenue par les batteries lithium-ion. Toyota, Nissan, Honda et Panasonic ont fait équipe pour rivaliser avec Fisker, Dyson et BMW (en collaboration avec Solid Power) dans la course pour présenter leurs technologies SSB. Tous ont un calendrier similaire, visant un lancement en 2020.

Porsche vise à rendre 50% de ses voitures électriques d’ici 2023, Jaguar Land Rover veut produire uniquement des véhicules hybrides et électriques d’ici 2020 et de nombreux constructeurs automobiles, tels que General Motors, se sont engagés à vendre un million de VE d’ici 2025. La Norvège vise à ce que tous les vols court-courriers soient électriques d’ici 2040 et d’autres pays emboîtent le pas en étendant le marché des VE aux avions. Au fur et à mesure que l’ingénierie progresse et que la demande continue de croître, avec l’appui des fabricants, les VE joueront un rôle essentiel dans la réduction de la consommation d’énergie du secteur des transports. La tendance des VE ne peut que croître tout au long de 2018.

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